vendredi 21 janvier 2011

carta de amor


Pedro à Inez :

Ah! Le vent, sentez, sentez ce vent qui vient
ce soir nous visiter.
Il nous glace le sang et mes pieds frappent
en cadence la pierre humide.
C’est un baiser de nuit qui nous surprend,
il glisse ses ailes froides sur ta main décharnée !
Aie, aie, tu te balances entre deux mondes,
ton voyage prend fin au bout de cette allée.
Entre les lys vibrent des insectes pris
au piège de la lumière.
Je suis celui qui a ouvert ta tombe,
le temps souffre de la nuit éternelle.
Après le chœur des moines, j’ai cru entendre la mer !
Oui, chaque chose regardait sa propre image,
tout devenait le miroir d’un autre et plus rien ne se fixait.
L’air sentait l’ambre et la résine, la mort aussi…
Adieu, dans ton monde, je te suis.
Mon cœur est désormais condamné au silence.
Ton Pedro,

Paris, 2005, 2011.

samedi 8 janvier 2011

le reste est silence



... do teu peito voam mil penas e o punhal obriga o Rei à vingança postuma.

ama

le reste est silence

nocturno d'ineses




Sou uma lingua fora do mar,
qual é a boca que me come?
inez

vendredi 20 août 2010

D. Pedro, le chercheur mélancolique


J'ai appris le reste de la parole.

Ton coeur est ma patrie et pendant que tu dors,

mon âme veille.

Je souffle sur tes baisers pour éveiller les braises.

Je suis un homme incomplet.

LM, 2010

vendredi 26 février 2010

Cartas de amor


________________________para onde corre o teu cavalo que te distrai do meu colo?
qual de nos dois se mantém mestre nesta perseguiçao?
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