mercredi 4 novembre 2009
vendredi 16 octobre 2009
Libellés : Centa installation, LM, Portugal 2002
samedi 3 novembre 2007
carta de Pedro a Inez

Quatrième lettre :
( réponse de Pedro à Inez ) :
« Inez, prénom qui me dévore les lèvres et m’impatiente les mains,
sâche maintenant, oh ma douce, que celui qui un jour a déplié son bras
pour que ta joue y repose, t’offrait l’océan contenu dans sa paume.
Je regarde l’empreinte de ta beauté de nacre et d’or sur ma poitrine.
Caressante amie, mon cœur te chante des louanges honorant ta grâce
et la générosité de ton abandon.
Devant ma force tu plies ton corps à mon désir.
Tes lèvres épousent mon pouce et j’attends que la soie se déchire
et m’enveloppe de son infinie fermeté.
De nous, de toi je m’éloigne et j’enrage aussitôt de ne pas être né
Aussi docile que guerrier.
Obéissant à mon Roi, poursuivant mon destin auprès de lui,
J’admire la légèreté avec laquelle vous marchez dans mes refus.
Plaignez-vous davantage, réclamez place et chaleur, vous me savez fidèle.
Je vous prie, surveillez mon insouciante course à travers l’intrigue qui vous couvre.
Votre dévoué,
sâche maintenant, oh ma douce, que celui qui un jour a déplié son bras
pour que ta joue y repose, t’offrait l’océan contenu dans sa paume.
Je regarde l’empreinte de ta beauté de nacre et d’or sur ma poitrine.
Caressante amie, mon cœur te chante des louanges honorant ta grâce
et la générosité de ton abandon.
Devant ma force tu plies ton corps à mon désir.
Tes lèvres épousent mon pouce et j’attends que la soie se déchire
et m’enveloppe de son infinie fermeté.
De nous, de toi je m’éloigne et j’enrage aussitôt de ne pas être né
Aussi docile que guerrier.
Obéissant à mon Roi, poursuivant mon destin auprès de lui,
J’admire la légèreté avec laquelle vous marchez dans mes refus.
Plaignez-vous davantage, réclamez place et chaleur, vous me savez fidèle.
Je vous prie, surveillez mon insouciante course à travers l’intrigue qui vous couvre.
Votre dévoué,
Pedro, Paris Juin 1997 «
vendredi 2 novembre 2007
Cartas de Amor de Pedro e Inez

Je me lisais dans tous tes silences.
Dedans, surgissait la chaleur
et la sombre peine de ne pas
te vouloir prisonnier ici.
Je regarde la rose jusqu’à me pulvériser
les yeux entre l’os et l’aube.
La faille entre les âmes, une langue de terre,
la révolte et le spirituel incarnés.
Je t'attends.
Dedans, surgissait la chaleur
et la sombre peine de ne pas
te vouloir prisonnier ici.
Je regarde la rose jusqu’à me pulvériser
les yeux entre l’os et l’aube.
La faille entre les âmes, une langue de terre,
la révolte et le spirituel incarnés.
Je t'attends.
Inez, Paris 2006
Libellés : Mosteiro de Alcobaça, photo véronique dandeker
jeudi 1 novembre 2007
le reste est silence
Cartas de amor de Pedro e Inez( ...) Ma robe s'apparente à la trame ultime
qui se défait sous vos yeux
transformée en une poudre couleur cendre.
Je recule, je rentre dans un autre temps.
Je glisse sur une patte comme un oiseau aveugle.
je m'équilibre, j'avance, je plie, j'enlace le vide,
on respire.
L'ombre de sa main me sert de masque.
je fouille dans ma gorge un espoir de vie, je vibre.
Dans un spasme si court, je perce ma nuit et mon coeur,
son coeur, se mettent à saigner.
Inez, Paris 98
Libellés : emerentienne dubourg, Gulbenkian paris 06, photo guy vivien
Le reste est silence, la ronde infernale

Cartas de amor de Pedro e Inez
Sitôt le matin levé je regarde le fleuve.
Il porte la pourriture des feuilles
comme une parure un ornement.
Etincelant et brusque miroir toujours à me parler de vous.
Dieu que je suis triste de votre tristesse
quand les jours se battent avec mes nuits !
Etrange guerre que je vis ici dans ce lieu de paix si sûre.
Elle gratte à ma porte comme une bête assoiffée de sang.
Ah, que suis lasse de cette immobilité qui m’enracine à ma peine.
Je vous parle sans cesse mais l’écho court moins vite que votre cheval,
sinon monseigneur, vous auriez pu écouter enfin cette malheureuse qui vous pleure.
Ai Mondego, suis-le mon prince père heureux mais si absent, quand finira-t-il de chasser
Insouciant du danger que j’encours d’être ainsi , corps offert aux chiens du Roi ?!!!
Il porte la pourriture des feuilles
comme une parure un ornement.
Etincelant et brusque miroir toujours à me parler de vous.
Dieu que je suis triste de votre tristesse
quand les jours se battent avec mes nuits !
Etrange guerre que je vis ici dans ce lieu de paix si sûre.
Elle gratte à ma porte comme une bête assoiffée de sang.
Ah, que suis lasse de cette immobilité qui m’enracine à ma peine.
Je vous parle sans cesse mais l’écho court moins vite que votre cheval,
sinon monseigneur, vous auriez pu écouter enfin cette malheureuse qui vous pleure.
Ai Mondego, suis-le mon prince père heureux mais si absent, quand finira-t-il de chasser
Insouciant du danger que j’encours d’être ainsi , corps offert aux chiens du Roi ?!!!
Inez, Paris, Juin 1997
Libellés : anne savina, Gulbenkian paris 06, martine vinsani, photo guy vivien
mercredi 31 octobre 2007
cartas de amor de pedro e inez, le reste est silence


Cartas de amor de Pedro e Inez
Pedro,
Me voici prête au dernier adieu, puisqu’il allège le peuplier
de ses feuilles sombres, tardives.
Il y a des roses qui habillent ma gorge de satin parfumé.
L’odeur m’apaise et la nuit rentre en moi par la bouche
Et fait éclater ma poitrine.
Ma peur se roule à tes pieds, se cache sous la terre que tu parcours.
Je suis l’oiseau poursuivi par les chiens d’un roi qui ignore tout de la passion.
Un insecte apeuré et ses ailes me crucifient à un destin
qui s’écrit par-delà un lit de pierre dentelée.
Je demande au vertige de ne pas rougir l’eau de notre fontaine,
qu’il tarde de le faire.
Le quart de lune décroisse encore sous le lourd
témoignage de ce crime.
Il est le seul témoin de cet abandon.
L’adieu est l’oraison que je répète au temps qu’ils me volent,
à la vie qui me reste.
Ma bouche ne bouge pas, elle boude.
Pedro, ne laisse pas la trahison lever le poignard qui menace ma quiétude.
Reviens et protège-moi de tout ce qui me tue.
Fais-vite, le diable me colle son pas, il me glace le visage de ses doigts impairs. Inez, Paris Juin 1997
Me voici prête au dernier adieu, puisqu’il allège le peuplier
de ses feuilles sombres, tardives.
Il y a des roses qui habillent ma gorge de satin parfumé.
L’odeur m’apaise et la nuit rentre en moi par la bouche
Et fait éclater ma poitrine.
Ma peur se roule à tes pieds, se cache sous la terre que tu parcours.
Je suis l’oiseau poursuivi par les chiens d’un roi qui ignore tout de la passion.
Un insecte apeuré et ses ailes me crucifient à un destin
qui s’écrit par-delà un lit de pierre dentelée.
Je demande au vertige de ne pas rougir l’eau de notre fontaine,
qu’il tarde de le faire.
Le quart de lune décroisse encore sous le lourd
témoignage de ce crime.
Il est le seul témoin de cet abandon.
L’adieu est l’oraison que je répète au temps qu’ils me volent,
à la vie qui me reste.
Ma bouche ne bouge pas, elle boude.
Pedro, ne laisse pas la trahison lever le poignard qui menace ma quiétude.
Reviens et protège-moi de tout ce qui me tue.
Fais-vite, le diable me colle son pas, il me glace le visage de ses doigts impairs. Inez, Paris Juin 1997
cartas de amor de pedro e inez

Carta de amor de Pedro e Inez
Pedro,
Neste refugio onde a solidao é uma porta que nos fecha a boca,
o meu pensamento todo te é oferecido.
O silêncio testemunha desse dom e a meu recolhimento nele.
Nao quero ver para além do teu corpo que me acolhe e onde me escondo,
nele encontro e bebo o mel do meu consolo.
Para quê este sofrimento que me tolhe a alma,
alagando os campos do Mondego
de tanta lagrima e dor ?
Para onde correm as sombras que caminham neles ?
Julguei mal a minha força, o cansaço fez-me prisioneira
cosendo-me a este espaço onde me guardas do mundo.
Adeus amor, o meu peito jà nao chora de te ver partir
e o meu braço é uma asa desprendida que te acena lentamente.
Senhor, eles jà me mataram antes do punhal.
Libellés : Gulbenkian paris 06, LM, photo guy vivien
samedi 27 octobre 2007
Le reste est silence


Cartas de amor de Pedro e Inez
« Depuis que vous êtes parti la fontaine des amours c’est tarie.
Ici tout est devenu lent étiré. Les pierres s’enfoncent dans le marais
Ici tout est devenu lent étiré. Les pierres s’enfoncent dans le marais
honteuses de porter votre oubli.
Sur les murs se dessinent des routes griffées, poreuses.
J’y vois couler des larmes.
Aujourd’hui le soleil blesse mes yeux de sa lumière trop vive.
Je me cache dans la forêt, elle me parle, me caresse la peau.
Près de la carrière mon arbre frémit.
Je pose mon front sur son écorce, le sève monte, ma langue l’accueille.
L’amour attend votre retour pour faire jaillir l’eau à nouveau.
les seins des femmes pointent déjà, des mains se serrent.
Autour de la source un peu de mousse verte grouille de vie et de joie.
Tout bouge en cadence et m’annonce l’évanouissement du jour.
Je vous quitte, le crépuscule envahi la plaine et la maison,
notre maison, est un temple éteint.
J’y vois couler des larmes.
Aujourd’hui le soleil blesse mes yeux de sa lumière trop vive.
Je me cache dans la forêt, elle me parle, me caresse la peau.
Près de la carrière mon arbre frémit.
Je pose mon front sur son écorce, le sève monte, ma langue l’accueille.
L’amour attend votre retour pour faire jaillir l’eau à nouveau.
les seins des femmes pointent déjà, des mains se serrent.
Autour de la source un peu de mousse verte grouille de vie et de joie.
Tout bouge en cadence et m’annonce l’évanouissement du jour.
Je vous quitte, le crépuscule envahi la plaine et la maison,
notre maison, est un temple éteint.
Inez, paris, août, 1994
vendredi 26 octobre 2007
Le reste est silence


Spectacle présenté au Portugal et à Paris pendant l'année Inesiano,
les 65O ans de la morte d'Inez de Castro la Reine Morte.
D.Pedro- david weiss
Martin, o bobo- guy segalen
La nourrice- au Portugal antonio laginha,
Paris, martine vinsani.
L'auteure- bernadette hildeilfinger
Ineses...emerentienne dubourg, anne savina, lidia martinez
textes- eduarda dionisio, lidia martinez.
création lumières- patricia godal,
paysage sonore- thierry jousse, emanuel balzani, lidia m.
costumes, éléments scèniques- lidia martinez
manteau de D.Pedro- véronique dandekar
vidèo- kader ramhany
photos: véronique dandeker, guy vivien
merci à tous...
obrigada a Jorge Sampaio e os amigos de Pedro e Inez,
quinta das lagrimas.
merci à monsieur le directeur de la gulbenkian à Paris, joao pedro
garcia et madame de Vasconcellos,
le reste est silence

- ( ...) Perdoo-te porque jà esqueci, nao posso fazer de outra maneira; Degolaram-me. Nesse gesto tudo se cristalizou. A morte ficou presa à lâmina e deu-me volta ao pescoço, cortando-me. Fiquei presa a esse instante e tudo foi precipitaçao, maos doridas e sangue a jorrar. Devo ter caido no chao com a cabeça inclinada, os olhos ainda a ver. Deixaram-me ali aberta à noite com o ventre cheio de uma pequenina morte. Nao te lembras? Morremos todos juntos nessa noite. Nao sei se estava escuro por dentro ou por fora, so agora me sinto toda e vazia . Nada importa mais. O perdao nao é para a aqui chamado. Arruma o novo saber com ele e deixa que me liberte deste frontal destino a que me forças-te. Pedro: - Talvez possamos agora experimentar o caminhar lado a lado. Inez: -Talvez...se nao tiveres pressa de chegares a lado nenhum. Pedro: Daqui para diante so o instante conta. Inez: - Isso lembra-me algo de santo! Pedro: - Ouves o acordar do novo mundo? Inez: -Ouço-te a ti e a mim, nada me soa estranho. Pedro: - O ressoar de todos os passos me doem no corpo. Nao ouves os gritos de alegria e as preces de bem-haja? Inez: - Nao sei se vou gostar de viver numa eternidade fora da pedra, desprotegida andei eu quando te amava. Se calhar prefiro esconder-me em caixas, ser perfume de rosas e um lenço de linho com o teu nome bordado. Assim uma coisa que se pode perder no bolso do casaco. Deixa-me percorrer cega a brancura da luz que enxergo. Ser so ela e mais nada, é a essa a libertaçao a que anseio, jà que tanta escuridao me fechou a cara. Mandas-te escrever na pedra " Até ao fim do mundo", agora jà là chegamos. A partir de agora vou por ai cumprimentar a obra divina. Pedro: - Entao a partir de hoje fica tudo por escrever."(...) " o resto é silêncio "
mercredi 23 septembre 2009
lundi 21 septembre 2009
mercredi 9 septembre 2009
um coraçao novo


Ela pediu-lhe um coraçao novo,
para lhe bordar outro destino.
Inez debruçou-se lenta e delicada,
para lhe ouvir os passos.
Esticou os braços e julgou toca-lo.
Ele chegou mais tarde, real.
( ... )
LM, 09
Libellés :
foto: patricia godal,
modelo emerentienne dubourg
vendredi 4 septembre 2009
Carta de amor...

Aqui so me quedo num respirar comum
se o desejares ainda.
Nada me importa agora,
Jà vivi tudo fora de horas.
Escreveram tanta coisas sobre nos…
Nao estavas atento ao rumor da historia ?
Envolveram-nos em lendas e a fonte
foi cùmplice e chorosa.
Houve quem te julgasse com firmeza.
Nao sei se vou gostar de viver
numa eternidade fora da pedra.
Desprotegida andei eu quando te amava…
( ... )
LM, 09
Libellés :
foto: patricia godal,
isabelle dufau emerentienne dubourg,
O9
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